Toute la Suisse est en train de discuter pour savoir s’il faut ou non interdire les réunions de jeunes baptisées « botellones » comme leur modèle espagnol. En fait, la question n’est pas là.

Ce qu’il faut arriver à comprendre c’est pourquoi certains jeunes éprouvent le besoin de consommer des boissons alcoolisées jusqu’à l’enivrement.

L’argument du prix est souvent avancé : trop cher de consommer dans un bar ou une disco, alors on achète en magasin et on boit dehors. Mais de tout temps – et bien avant l’harmonisation fiscale de 1999 – il a été possible de trouver sur le marché des spiritueux bas de gamme et bon marché côtoyant des spiritueux de marque, plus chers. Cette situation n’est en aucun cas nouvelle.

Les autorités ont beau répéter qu’agir sur les prix représente la panacée en matière de prévention, en l’état des recherches, le lien entre niveau de prix et consommation ne peut être établi de manière crédible.

Il serait donc temps que les autorités cessent de se réfugier derrière des formules toutes faites et se concentrent plutôt sur la compréhension des véritables causes des comportements excessifs de certains jeunes.